L’optimisme ? Ça s’apprend !

Martine Bernier

Journaliste santé, rédacteur en chef

août 5, 2021

Chômage, crise, faits divers sanglants, actualités violentes … L’enfant sait ce qui se passe dans le monde, ne fût-ce qu’en captant les conversations autour de lui. Même si le sens des informations lui échappe bien souvent, il est concerné, à sa manière. Et il a, comme les adultes, de bonnes raisons de s’angoisser, surtout si sa famille est directement touchée. Papa et maman sont inquiets pour leur travail, il font leurs comptes beaucoup plus souvent qu’avant, disent que, cette année, on ne partira pas en vacances…

Vers 5 ou 6 ans, un enfant est plus perturbé par l’angoisse de ses parents que par les problèmes eux-mêmes. Il donne au mot un sens qu’ils n’ont pas. S’il entend l’un de ses parents dire qu’il n’a plus un sou pour finir le mois, il imaginera la ruine intégrale.

Jouer la transparence en famille est toujours plus sain. Inutile de faire des cachotteries si vous rencontrez des difficultés. Mais ne dramatisez pas et utilisez des mots simples pour faire comprendre la situation à votre petit. Abordez les solutions possibles, et ne discutez pas des détails de votre situation financière ou autre devant lui. Si vous apprenez l’optimisme à votre enfant, vous lui donnerez la clé qui lui donnera confiance en lui et en l’avenir, et lui permettra de rebondir, de dépasser ses échecs. Aimer la vie est un cadeau à lui transmettre. Et le sentiment commence tôt ! Un bébé incapable de se débrouiller seul, qui est choyé par ses parents, va bénéficier d’une sécurité affective qui le remplira d’optimisme. Plus tard, dès qu’il marchera, l’enfant va passer du plaisir continu à la réalité, toujours frustrante. En lui posant des limites et des interdits, il apprendra à surmonter plus facilement ses échecs et ses déceptions.

Mais restez positif dans ce que vous lui dites. Il est nécessaire d’interdire certaines choses, mais tout aussi important de le rassurer en lui montrant qu’il est aimé, sans pour autant le surprotéger. Valoriser ses compétences sans pour autant l’aduler, encourager la prise de risque mesurée et pointer ce qui est positif est essentiel.

Si vous voulez que votre enfant puisse croire en l’avenir, nourrissez-le de projets. Demain n’est pas une perspective effrayante dès l’instant où il est habité par des projets qui lui demandent d’agir aujourd’hui pour tirer un plaisir qui arrivera plus tard. Anticipez les expériences positives avec lui (préparer les prochaines vacances ou sortir du four une tarte qui ne sera mangée que le soir). Invitez-le à parler de ses rêves, et prenezles au sérieux, même s’ils vous semblent peu réalistes. Il veut être chef de tribu en Patagonie ? Ne lui dites pas qu’il a le temps de changer d’avis. Il oubliera certains de ses rêves en évoluant, sans avoir besoin de vous pour cela.

Votre enfant voit la vie à travers vos yeux, durant ses premières années. S’il a devant lui des discours négatifs et récurrents du style : « Je suis mal payé, la vie est épuisante… », il risque d’intégrer ce point de vue. Même si vous connaissez une période difficile, veillez à ce que votre enfant soit en contact avec d’autres référents aux propos plus optimistes (grands-parents, famille, enseignants …). Partagez avec lui des activités que vous aimez et communiquezlui votre plaisir. L’émerveillement, le rire et la joie sont à cultiver au quotidien. Soulignez ce qui va bien. Il s’en souviendra et ces instants nourriront son optimisme au fil des jours.

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